Hunger Strike, Day 10. Regarding Public Reactions. Political Prisoner Narek Samsonyan
Warm greetings from the "Armavir" Penitentiary. Today marks the symbolic 10th day of my hunger strike. Throughout these 10 days, I have monitored public reactions on a daily basis. Today, I wish to express my gratitude to everyone who has stood by me and our team during these days, supporting us in our daily struggle—from public figures to Members of Parliament, from concerned ordinary citizens to specific organizations and political parties, and especially the media.
The primary goal of a hunger strike, as an extreme measure of protest—even in the case of hunger strikes known worldwide—has never been and cannot be to force the authorities to fulfill a demand. The most effective hunger strikes throughout history have aimed to pressure those committing illegalities through public support. For the person resorting to this extreme measure of struggle, the most important psychological factors are both broad public support and, conversely, the silence of "friends." In recent days, I have had the occasion to feel both of these signals.
This method of struggle is by no means about my person. The foremost of my goals is to focus attention on the issue of all political prisoners, to ask all political and civic forces to unite their efforts, at least on the matter of political prisoners. Since declaring the hunger strike, this consolidation has succeeded by approximately 40%, but unfortunately, 40% is very far from 100%. Let us hope that this ice will eventually break as well. For a person imprisoned for political thought, the silence of those sitting comfortably outside is perplexing. I am confident that all of this will receive its assessment in the future, but now is the time to stand united, at least on the issue of political prisoners.
Regardless, I want to thank all individuals and my very dear friends once again for keeping this issue on the public agenda. All your posts, interviews, statements, and non-public efforts warm me and give me great strength to continue my struggle.
I want to conclude with the famous words of Martin Luther King Jr., which symbolize the 10th day of this hunger strike and summarize my general feelings: "In the end, we will remember not the words of our enemies, but the silence of our friends."
Political prisoner Narek Samsonyan, on the 10th day of hunger strike
"Armavir" Penitentiary, Punishment Cell N6
January 18, 2026
Grève de la faim, 10ème jour. À propos des réactions publiques. Prisonnier politique Narek Samsonyan
Salutations chaleureuses depuis le centre pénitentiaire d'« Armavir ». Aujourd'hui, ma grève de la faim entre dans son 10ème jour symbolique. Au cours de ces 10 jours, j'ai suivi quotidiennement les réactions publiques et aujourd'hui, je souhaite exprimer ma gratitude à toutes les personnes qui se sont tenues aux côtés de notre équipe et de moi-même durant ces journées, nous soutenant dans notre lutte quotidienne : des personnalités publiques aux députés, des simples citoyens inquiets aux structures et partis politiques, et tout particulièrement les médias.
L'objectif principal d'une grève de la faim, en tant que mesure de lutte extrême, n'a jamais été et ne peut être — même dans le cas des grèves de la faim mondialement connues — d'obtenir satisfaction d'une exigence de la part des autorités. Les grèves de la faim les plus efficaces de tous les temps ont eu pour but de faire pression, grâce au soutien public, sur ceux qui commettent des illégalités. Pour la personne qui recourt à ce moyen de lutte extrême, les facteurs psychologiques les plus importants sont à la fois le large soutien du public et, surtout, le silence des « amis ». Ces derniers jours, j'ai eu l'occasion de ressentir ces deux signaux.
Ce moyen de lutte ne concerne nullement ma personne. Mon objectif premier est d'attirer l'attention sur le problème de tous les prisonniers politiques, de demander à toutes les forces politiques et sociales d'unir leurs forces, au moins sur la question des prisonniers politiques. Depuis l'annonce de la grève de la faim, cette unification a réussi à environ 40 %, mais malheureusement, 40 % est très loin de 100 %. Espérons que cette glace finira aussi par se briser. Pour un homme emprisonné pour sa pensée politique, le silence de ceux qui sont confortablement assis à l'extérieur est déconcertant. Je suis certain qu'à l'avenir, tout cela sera jugé à sa juste valeur, mais pour l'instant, il est temps d'agir de manière unie, au moins sur la question des prisonniers politiques.
Quoi qu'il en soit, je tiens à remercier encore une fois tous les individus et mes très chers amis pour avoir maintenu cette cause à l'ordre du jour public. Toutes vos publications, interviews, déclarations et efforts non publics me réchauffent le cœur et me donnent une grande force pour poursuivre mon combat.
Je souhaite conclure avec les mots célèbres de Martin Luther King, qui symbolisent ce 10ème jour de grève de la faim et résument mes sentiments généraux : "In the end, we will remember not the words of our enemies, but the silence of our friends" (À la fin, nous ne nous souviendrons pas des mots de nos ennemis, mais du silence de nos amis).
Narek Samsonyan, prisonnier politique en grève de la faim depuis 10 jours
Centre pénitentiaire d'« Armavir », Cellule disciplinaire N6
18.01.2026