Grève de la faim, 7e jour. Le retour de 4 prisonniers et la présence de 30 prisonniers dans les prisons d'Arménie. Le prisonnier politique Narek Samsonyan
J'ai appris que 4 captifs d'origine arménienne ont été transférés d'Azerbaïdjan en Arménie. La nouvelle est très joyeuse, indépendamment des discussions d'experts dans le champ indépendant sur le fait que l'échange n'a pas été symétrique, puisque le régime a livré à Aliyev deux mercenaires terroristes qui, contrairement à nos captifs, étaient de véritables terroristes. Le dictateur de Bakou tentera de présenter tout cela comme une manifestation d'« humanisme », tandis que le chef de file de notre régime l'utilisera au maximum comme une opportunité de relations publiques supplémentaire pour sa campagne préélectorale.
En réalité, la question des prisonniers arméniens à Bakou aurait dû faire l'objet de discussions dès le départ et être résolue avant la pré-signature du « traité de paix ». Mais pour le régime, la captivité de ces personnes n'était pas un sujet de négociation, et je crois que dans le cas de certains prisonniers arméniens, le chef du régime fera lui-même tout son possible pour qu'ils ne reviennent pas.
Sur fond du retour de nos captifs, environ 3 douzaines de personnes restent captives du régime dans les prisons arméniennes, leur seul « crime » étant leur opposition au régime. Il n'y a personne pour « négocier » concernant les captifs locaux du régime, alors qu'à une certaine époque, les procès de terroristes ayant même abattu des policiers se déroulaient en présence d'ambassadeurs étrangers. Aujourd'hui, en revanche, le régime ouvertement antidémocratique établi en Arménie, ainsi que son chef, a la permission de tout faire, même de débloquer secrètement 3 milliards de drams du budget pour les distribuer aux exécutants du régime. Je ne parle même pas du fait de maintenir des gens en captivité...
P.S. Je rappelle que j'en suis déjà à mon 7e jour de grève de la faim et que mon exigence préliminaire de libération immédiate de cette détention illégale reste insatisfaite.
P.S. 2. D'ailleurs, une chose très positive s'est produite ces jours-ci : nos avocats ont transmis des messages mutuels entre l'archevêque Bagrat et moi-même. Sans dévoiler le contenu de la conversation entre le Saint-Père et moi, je veux seulement dire que tout est encore à venir et que notre lutte est inarrêtable.
Portez-vous bien, et liberté à tous les prisonniers politiques.
Détermination, sacrifice, victoire.
Le prisonnier politique en grève de la faim, Narek Samsonyan
7e jour de grève de la faim
63e jour de détention illégale
Établissement pénitentiaire « Armavir », Cellule disciplinaire N6
15.01.2026